Vite ! Vous avez jusqu’au 26 avril pour aller admirer la collection Gallizia au Grand Palais ..!
Exposées sur fond sonore de pchitts et de cliquetis de bille, les 300 toiles dévorent les 700 m² de cette salle inédite du Grand Palais.
L’homme à l’origine de ce projet ? Gallizia. Son projet ? Proposer un espace libre aux artistes grapheurs, pour exprimer librement leur art. En 2006, il veut donner aux tags et graphs une place dans l’art, et fournit aux artistes un immeuble entier sur Boulogne, où ils ont la liberté de tagguer dans son intégralité. Seule condition : créer chacun une toile de 60 x 180, avec la représentation de l’amour à droite, et leurs signature à gauche.
Le résultat est bluffant : chaque toile est unique, et toutes donnent aux visiteurs une définition toujours réinventée de l’amour et d’une personnalité unique. Chacun défend une définition de l’art et du beau, mais de mon coté je veux bien voir de l’art dans ces graphs. Mais j’ai tout de même du mal à concevoir comme innovant, une démarche qui date du pop-art : comment cet art, qui s’inscrit dans la rue, dans la furtivité, la prise de risque, le combat calligraphique, peut-il supporter d’être limité à l’espace de la toile, et en plus dans un musée historique, et en plus avec l’idée d’être connu et reconnu…
En discutant avec un des grapheurs, j’apprends que le dilemme est justement de trouver un juste milieu entre ‘vivre de son art’ et se vendre en perdant le souffle des débuts, et renoncer à la grande gloire pour préferer les créations d’entreprises entre artistes, créant sur mesure pour les particuliers.
De plus, c’était un sujet très à la mode dans les thèses des Beaux Arts, et archi-revu. Pourquoi donc remettre maintenant au goût du jour, une forme d’art tellement ancrée dans les 80′ – 90′ ?
Peut-être que le graph a encore de choses à nous apprendre sur l’urba(huma)nité, sur notre héritage des industries créatives, sur une meilleure compréhension de cet environnement graphique qui nous infiltre tous les jours? Peut-être que le graph est le chaînon manquant entre les publicités urbaines à la Dubonnet, et le web-design ? (les blogs ressemblent tellement à ce style fluide et coloré des graphs…) Dans ce cas, oui, cette exposition est une superbe réhabilitation du graph et du tag.
Merci à l’équipe de La Boite à Sortie, pour cette belle soirée au Grand Palais en compagnie des artistes
A lire également : T.A.G au Grand Palais : l’expo par Marie, et l’Art de rue…au musée par Erwan sur le blog culturel de En3mots
Collection Gallizia, Le Tag au Grand Palais, jusqu’au 26 avril
Galerie Sud-Ouest, Porte H, Avenue Winston Churchill, Paris 8e Métro Champs-Elysées-Clémenceau
Tous les jours, de 11 h à 19h, jusqu’à 23 h le mercredi.
Plein tarif : 5 euros, TR : 3 euros, gratuit pour les moins de 12 ans.
http://www.tagaugrandpalais.com/
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Comments ( 3 )
[...] Chloestch’s Factory » TAG : le street art s’invite au Grand Palais says: 2 avril 2009 à 0:06 [...]
T.A.G au Grand Palais : l’expo | La boite a sorties a ajouté ces mots le avr 03 09 at 10 h 02 min[...] ce sujet, lorsqu’une blogueuse, Chloé, présente au vernissage, se demande si une exposition sur l’art des rues ne va pas à [...]
L'Art de rue... au musée | La boite a sorties a ajouté ces mots le avr 03 09 at 10 h 13 minAha, tu vois toi aussi tu te met à faire des bulletins sur tes sorties ! C’est contagieux finalement non ? héhé !
En tout cas chouette chouette, je sais quoi aller voir quand j’aurais un peu de temps !





