Cette après-midi je suis allée trottiner jusqu’à la Sorbonne, pour écouter la soutenance de thèse de Sabine Plaud : » Penser et parler en images dans la philosophie de Wittgenstein ».
Bon, je vous avouerai que j’ai raté plein d’élements pour la compréhension, d’une parce que je n’ai pas lu tout Wittgenstein, et de deux parce que j’ai encore beaucoup de travail à faire avant d’appréhender une présentation aussi vaste et riche.
(Je dégaine mon reader, avec mes notes dessus)
Bon c’est parti :
Ludwig Josef Johann Wittgenstein (Vienne, Autriche-Hongrie, 26 avril 1889 – Cambridge, Royaume-Uni, 29 avril 1951) est un philosophe autrichien puis britannique, qui apporta des contributions décisives en logique, dans la théorie des fondements des mathématiques et en philosophie du langage. ( pour lire la suite de l’article wikipédia, c’est par là)
La thèse de Sabine Plaud s’articule autour de ce constat : « Dans sa philosophie ultérieure, Wittgenstein renonce à la théorie de la proposition-image au sens strict, mais maintient la légitimité du paradigme pictural lorsqu’il s’agit de caractériser la nature de la pensée ou du discours. La pensée philosophique, en particulier, doit selon lui s’efforcer de produire des images-types ou schématiques de nos systèmes de règles. »
Selon elle, « cette recherche doit, à son tour, aboutir à la production de « représentations synoptiques » (c’est-à-dire d’images intuitivement claires) de notre grammaire. La philosophie de Wittgenstein, en ce sens, est et reste tout à la fois une pensée de l’image, et une pensée qui se fait elle-même par l’image. » (résumé de la thèse sur le blog de Nouvelles philosophiques)
Je n’ai pas la prétention de retranscrire cette excellente soutenance, mais je vais reprendre les phrases qui m’ont interpellées, par rapport à la réflexion que j’ai eu ensuite vis à vis de la cartographie, de l’identité numérique, et du média web.
« Penser fait produire un modèle qui transmet sa multiplicité dans une autre. »
(la directrice de thèse, Mme Christiane Chauviré – Professeur à l’Université Paris I, a parlé un moment de Dewey (celui du panthéon des bibliothécaires) mais malheureusement, c’est à cet instant que quelqu’un s’est pris les pieds dans ma trottinette, et j’ai perdu le fil..)
« A l’intérieur je suis un monde en miniature de ma représentation du monde à l’extérieur »
« Langage du geste, langage du son, pourquoi ne pas envisager un langage d’image? Voire langage de l’art ? Un tableau enrichit la pluralité du symbolisme. »
« L’image n’a de vie qu’à travers une forme de vie » (Wittgenstein)
C’est tout ce que je peux retranscrire pour le moment, car les multiples auteurs, références et certains mots utilisés me nécessitent davantage de temps pour bien les comprendre. Je referais peut-être un billet plus approfondi avec les idées que j’en ai tiré, mais à l’heure où je rédige ce billet, je ne préfère pas écrire du flou
MAJ : J’ai oublié de dire qu’après la soutenance, je suis allée à la Comédie Française voir La Grande Magie de Eduardo De Filippo, et que le message de la pièce ( illusion, représentation de l’image, interaction de la vie) était somme toute très lié à ce que j’avais écouté à la Sorbonne. Si vous avez l’occasion de la voir, ou de lire le texte, je vous y encourage fortement.
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Comments ( 2 )
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Tweets that mention Chloestch’s Factory » Wittgenstein : “Penser et parler en image” par Sabine Plaud -- Topsy.com a ajouté ces mots le nov 08 09 at 13 h 25 minBonjour, je ne sais pas si on se connaît mais merci pour ton billet et pour ta présence. Reparlons-en à l’occasion
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